PRÉVENTION DES INCENDIES

Le schéma de couverture de risques incendie; une protection essentielle 

Adoptée en juin 2000, la Loi sur la sécurité incendie (L.R.Q., chapitre S-3.4) prévoit, dans ses articles 8 et 9, que chaque MRC doit élaborer un schéma de couverture de risques incendie.

Ce schéma, mis en place par la MRC de L’Île-d’Orléans, vise à assurer une protection optimale contre les incendies sur tout le territoire.

Télécharger le schéma de couverture de risques en sécurité incendie

Contenu du schéma de couverture de risques incendie

· Classement des types de risques présents sur le territoire
· Inclusion des risques soumis à déclaration (article 5 de la Loi)
· Inventaire et évaluation des mesures existantes ou prévues pour réduire les risques
· Analyse des ressources humaines, matérielles et financières affectées à la sécurité incendie
· Localisation des infrastructures et sources d’eau utiles à la lutte contre les incendies
· Analyse des relations entre les différentes ressources
· Évaluation des procédures actuellement en vigueur dans les services municipaux de sécurité incendie
· Définition des objectifs de sécurité pour chaque catégorie de risques ou secteur du territoire
· Actions prévues par les municipalités pour appliquer le schéma
· Procédure de vérification périodique pour mesurer l’efficacité des actions et le niveau d’atteinte des objectifs
· Analyse des risques pouvant nécessiter les mêmes ressources que celles prévues pour la sécurité incendie

Quelques bonnes pratiques

Plusieurs lieux et propriétés sont dotés d’un système d’alarme relié à une centrale, que ce soit par des capteurs de mouvements, des caméras intelligentes ou des détecteurs de fumée. Notre texte se penche particulièrement sur ce dernier système.

Avoir des détecteurs de fumée reliés à une centrale représente plusieurs avantages, dont celui d’un contact instantané : le dispositif envoie un message à sa centrale qui elle, contacte les services d’incendie afin qu’ils soient dépêchés sur les lieux.

Les centrales notent toutefois un taux élevé des fausses alarmes liées à des détecteurs de fumée. En effet, les pompiers sont souvent appelés à intervenir pour des alertes incendie qui s'avèrent être non fondées. Les avertisseurs de fumée sont conçus pour être sensible afin de détecter rapidement un début d’incendie, cependant cela peut aussi entrainer une fausse détection.

Il y a 2 catégories plus fréquentes de causes de fausses alarmes : l’erreur humaine et les défectuosités du système d’alarme.

Erreurs humaines
Ces fausses alarmes résultent de circonstances évitables, sur lesquelles des actions préventives peuvent être mises en place. Par exemple :

o Poussière, nettoyage à pression ou fumée liée à des travaux de construction ou de rénovation;
o Déclencheur manuel accroché ou manipulation malveillante;
o Essais ou réparation d’un système sans avoir avisé le centre de télésurveillance;
o Fumée de cuisson dans les corridors communs qui active le système d’alarme incendie;
o Mauvaise localisation de l’avertisseur ou du détecteur de fumée (ex. : près d’un lieu humide, comme la salle de bain).
o Retour de fumée du poêle à bois.

Défectuosité du système d’alarme
Ces alarmes non fondées sont causées par une défectuosité du système ou d’une de ses composantes. Par exemple :
o Détecteur de fumée défectueux;
o Alarme provenant du système de gicleurs sans écoulement d’eau;
o Détecteur endommagé par une fuite d’eau.

Des conséquences nombreuses
Il faut savoir que les fausses alarmes ont plusieurs effets négatifs. Le premier est le déplacement inutile de pompiers pour répondre à ces alarmes; les équipes mobilisées à la fausse alarme ne sont pas disponibles pour un appel fondé qui pourrait survenir en même temps. Également, la répétition des alarmes incendie dans un même lieu conduit à leur banalisation par les occupants des bâtiments. Finalement, les coûts de la mobilisation des pompiers, dont ceux à temps partiel, qui sont appelés à intervenir en quittant leurs autres occupations sont considérables.


Des conseils pour éviter les fausses alarmes
o Lorsque vous cuisinez, surveillez la cuisson et activez la hotte du four;
o Lors de la douche, laissez la porte fermée, activez le ventilateur ou ouvrez une fenêtre;
o Assurez-vous que les avertisseurs ou détecteurs de fumée ne soit pas expirés;
o S’assurer qu’ils ne soient pas poussiéreux, veiller à passer un chiffon dessus pour retirer la poussière;
o Assurez-vous que l’avertisseur soit bien positionné selon les recommandations du fabricant.

Pour plus d’information, consultez le document Alarmes non fondées; fiche sur la prévention des incendies du ministère de la Sécurité publique.




Les batteries au lithium sont devenues omniprésentes dans notre environnement, que ce soit dans les cellulaires, les tablettes électroniques, les véhicules électriques ou les appareils électriques sans fil (balayeuse, perceuse, taille bordure, etc.). Malgré leur côté pratique et leur grande efficacité, elles peuvent être sujet à des emballements thermiques pouvant aller jusqu’à l’explosion.

Voici donc quelques conseils d’usage pour réduire les risques d’incendie.

Précaution avant usage
Il est important de lire le manuel d’emploi avant l’utilisation.
Assurez vous que la batterie n’est pas déformée, fissurée ou gonflée.

Lors de l’usage
Utilisez toujours le chargeur d’origine, car certains chargeurs pourraient être trop puissants pour la capacité de la batterie, ce qui pourrait provoquer une surchauffe.
Faites l’usage de batteries et d’un système de recharge homologués par le fabricant.
Débranchez le chargeur lorsque la batterie est complètement chargée.
Il est préférable de ne pas attendre que la batterie soit complétement vide avant de la recharger.
Ne placez jamais un appareil en charge, tel un cellulaire sous un oreiller, couverture ou autres, cela pourrait entrainer une surchauffe. Les batteries au lithium doivent se trouver dans des endroits frais, secs et bien ventilés.

Après usage 
Disposez de vos batteries usagées qui ne servent plus, dans les endroits prévus à cet effet au lieu de les conserver à la maison.
Les batteries ne devraient pas être entreposées au soleil, ni dans des endroits où la température est très élevée.

Même si toutes les précautions sont prises, il peut arriver que des batteries soient défaillantes. Voici certains signes qui devrait vous alerter :
• Une chaleur anormale
• Une déformation de la batterie
• Une odeur inhabituelle
• Un bruit de grésillement

En cas d’incident, contactez les services d’urgence sans attendre.

Saviez-vous que les chiffons et autres tissus imbibés d’huile ou d’autres produits inflammables peuvent prendre feu spontanément? Ce phénomène s’appelle la combustion spontanée. Nul besoin de la présence d’une flamme pour créer un incendie lorsque certaines conditions sont rencontrées.

Des chiffons empilés ou laissés en boule peuvent produire une température très élevée et atteindre leur point d’auto-inflammation et ainsi prendre feu. Il est donc essentiel, après vos travaux, de savoir comment bien disposer de vos chiffons.

Pour éviter que les tissus s’enflamment, il faut les immerger dans l’eau et ensuite les laisser sécher à plat et à l’air libre, idéalement loin des bâtiments. Il est aussi possible d’en disposer dans des contenants métalliques et hermétiques prévus pour les matières inflammables.

Quelques exemples de matières susceptibles de combustion spontanée
Les matières susceptibles de combustion spontanée peuvent être classées selon leur propension à déclencher le phénomène. Voici quelques exemples :

Forte propension
• Vêtements, soie, tissus et chiffons imprégnés d'huile
• Charbon de bois
• Huile de poisson
• Farine de poisson
• Déchets de poisson
• Huile de lin

Propension moyenne
• Chaux vive
• Fertilisants
• Foin
• Fumier

Propension faible
• Huile d'arachide
• Térébenthine

Consultez la liste complète à l’adresse https://reptox.cnesst.gouv.qc.ca/chimie/Pages/combustion-spontanee.aspx

Chaque année au Québec des gens sont intoxiqués par un gaz appelé le monoxyde de carbone. Ce gaz sournois aussi surnommé CO est incolore, inodore et non irritant. Il peut se retrouver à bien des endroits dans votre demeure sans que vous vous en rendiez compte. Il est donc nécessaire de vous prémunir d’un avertisseur de monoxyde si vous avez :
• les appareils de chauffage non électriques comme les fournaises au mazout, les foyers au bois, les poêles à combustion lente ou les chaufferettes au propane
• les véhicules à moteur à combustion comme les automobiles, les motoneiges, les bateaux ou les véhicules tout-terrain
• les appareils fonctionnant au gaz naturel ou au propane comme les cuisinières au gaz naturel, les réfrigérateurs au propane ou les chauffe-eau au propane
• les outils et les appareils fonctionnant à l'essence comme les tondeuses, les scies ou les génératrices
• les appareils de plein air comme les barbecues, les lampes à l'huile ou les réchauds

Même si une utilisation normale de ces appareils ne présente pas de danger, une intoxication au monoxyde de carbone peut se produire si les appareils fonctionnent mal ou encore s’ils sont utilisés dans un endroit mal ventilé.

Symptômes d’intoxication
Les symptômes d’une intoxication varient selon la concentration de gaz dans l’air, la durée d’exposition et l’état de santé de la personne. Voici une liste des effets probables à la suite d'une exposition aiguë au CO (en parties par million (ppm) chez un adulte en bonne santé :

35 ppm :  Niveau moyen d’exposition
200 ppm : Maux de tête 2 à 3 heures après l’exposition, valeur d’exposition de courte durée
400 ppm : Maux de tête et nausée 1 à 3 heures après l’exposition
600-700 ppm : Maux de tête et nausée 1 heure après l’exposition
1200 ppm : Danger immédiat pour la vie et la santé (DIVS)
1600 ppm : Maux de tête, nausée, vertiges en 20 minutes, perte de conscience, coma et mort 2 heures après l’exposition
3200 : Maux de tête, vertiges en 5 minutes, coma et risque de mort en 30 minutes
6400 ppm: Maux de tête, vertiges en 1 à 2 minutes, coma et risque de mort en 15 minutes
20 000 ppm: Coma et mort en 4 minutes

Conseils pour éviter une intoxication au monoxyde de carbone
• Sachez repérer les sources de monoxyde de carbone et reconnaître les symptômes d’intoxication
• Assurez-vous d’avoir un avertisseur de monoxyde de carbone en bon état de fonctionnement. Si l’avertisseur sonne, sortez immédiatement à l’extérieur et appelez le 911
• Faites ramoner votre cheminée par un professionnel
• En hiver, après une chute de neige, assurez-vous que le tuyau d’échappement de votre voiture est dégagé avant de démarrer le moteur
• Utilisez à l’extérieur seulement le démarreur à distance et les outils à essence

Où se procurer un avertisseur de monoxyde de carbone?
Vous pourrez trouver des avertisseurs de monoxyde de carbone dans les quincailleries et plusieurs magasins à grande surface, habituellement dans le même rayon que les avertisseurs de fumée.

Pour en savoir plus :
https://www.quebec.ca/securite-situations-urgence/securite-incendie/equipements-securite-incendie-maison/avertisseurs-de-monoxyde-de-carbone https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/intoxication-au-monoxyde-de-carbone
https://www.rbq.gouv.qc.ca/vous-etes/citoyen/penser-securite-a-la-maison/mieux-respirer/avertisseur-de-monoxyde-de-carbone/

La réglementation municipale de chacune des municipalités oblige tous les propriétaires de bâtiments résidentiels (résidence privée ou locatif) à se munir d’avertisseurs de fumée.

Pour être conforme, il faut installer un avertisseur de fumée par étage, y compris au sous-sol (il n’est pas nécessaire d’en installer un dans un vide sanitaire non utilisé à d’autres fins) et il est fortement recommandé d’en installer un par chambre. Il est nécessaire d’ajouter un avertisseur supplémentaire pour chaque aire de 130 mètres carrés supplémentaire.

Durée de vie d’un avertisseur de fumée
Après 10 années, les avertisseurs de fumée doivent être changés; une date d’expiration est inscrite sur le boitier. Il est important de les remplacer lorsqu’ils sont expirés, car même si le signal sonore est encore fonctionnel, il est possible qu’en cas d’incendie, l’élément de détection de fumée soit défectueux. Si aucune date n’est inscrite sur l’avertisseur de fumée, il est important de le remplacer immédiatement par un nouveau car il est probablement trop âgé.

La batterie doit être remplacée 2 fois par année : les périodes de changement d’heure sont généralement propices pour ce rappel. Le bon fonctionnement des appareils munis de batterie 10 ans doit être vérifié au moins deux fois par année.

Pour plus d’informations, consultez le règlement sur la sécurité incendie de votre municipalité.

Vérifiez vos avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone.
En collaboration avec les services de sécurité incendie, la MRC de L’Île-d’Orléans invite tous les citoyens à tester leurs avertisseurs de fumée et leurs détecteurs de monoxyde de carbone.

Cette vérification est obligatoire pour tous les propriétaires et locataires du territoire. Elle fait partie du Schéma de couverture de risques en sécurité incendie de la MRC.

1. Vérifiez le bon fonctionnement de vos appareils
2. Remplissez le formulaire de votre municipalité dès que possible pour confirmer que tout est conforme :

Sainte-Famille-de-l’Île-d’Orléans
Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans
Saint-François-de-l’Île-d’Orléans
Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans
Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans
Sainte-Pétronille